TOUTES LES BONNES RAISONS DE CHOISIR UNE LAYETTE EN LAINE DE MÉRINOS

Je connaissais la bonne réputation de la laine mérinos, connue pour sa douceur, car trois fois plus fine que la laine traditionnelle, mais je n’ai appris que récemment ses différentes propriétés et l’intérêt particulier que cette matière 100% naturelle présentait dans la confection des habits pour les bébés.

 

 
 
Cette découverte m’est venue en faisant la connaissance de Sophie DELAS, fondatrice de « Mistricotine », une boutique en ligne spécialisée dans la création d’une collection de vêtements et accessoires pour bébés.
 

PORTFOLIO

 
Sophie a commencé à travailler sur le projet « Mistricotine » en 2015. Ce dernier s’inscrivait dans une totale reconversion professionnelle.
Elle a occupait le poste de responsable de l’ingénierie financière chez un bailleur social de la région parisienne. Cette première vie professionnelle, en phase avec ses valeurs, lui a beaucoup apportée.
Après une carrière de 10 années, Sophie a ressenti une très forte motivation d’entreprendre. Ne pouvant pas exploiter son côté créatif, elle a décidé de quitter son poste pour explorer de nouveaux horizons.

 

L’IDÉE

 
En cherchant des cadeaux de naissance, Sophie s’apercevait à chaque fois, que finalement beaucoup de produits de « marques françaises » étaient fabriqués en Chine, au Maghreb ou encore en Turquie !
Elle faisait également un autre constat : celui sur la qualité des produits proposés, qui n’était pas toujours au rendez-vous !  
Mis à part les articles en cachemire faisant partie de l’assortiment plutôt haut de gamme, le positionnement des différentes marques dites françaises sur le reste de leurs collections n’était pas claire pour Sophie (exemple : les prix pratiqués qui n’étaient pas en phase avec la qualité proposée, ni avec les coûts de la main d’œuvre pratiqués dans les pays précédemment cités !).
Ainsi elle a rapidement eu un fil conducteur pour créer son entreprise.

 

 
Constater que beaucoup de produits présents sur le marché soient très éphémères, ennuyait énormément Sophie et l’a poussée à réfléchir sur une fabrication différente pour que les produits proposés puissent se conserver dans le temps. 
 
Elle trouvait également dommage, pour ne pas dire regrettable, que certains savoir-faire français étaient sur le point de disparaître. Ce phénomène est lié à la difficulté de la transmission du savoir-faire.
 
Sophie : « Les enjeux de la filière du textile sont dépendants des décisions politiques, qui doivent repenser la formation et le développement économique.
J’ai une formation en urbanisme et développement local, faire du « Fabriqué en France » un enjeu de développement du territoire me tient particulièrement à cœur !
Je trouve qu’il existe un réel problème lors de l’orientation professionnelle dans le milieu scolaire et ce dans tous les secteurs. Nous accordons beaucoup trop d’importance aux diplômes universitaires, or jusqu’à preuve du contraire ce n’est pas les diplômes qui créent l’emploi ! ».
 
L’idée principale était de se lancer dans la confection de vêtements et accessoires pour les bébés.  Fabriquer les trousseaux de naissance tricotés en France et des belles layettes unisexes.
Faire en sorte que les articles proposés soient de haute qualité, de manière à pouvoir les transmettre de génération en génération en respectant la planète.
 
Ces différents constats l’ont guidée dans ses différents choix :
 
  • Le choix d’une fibre naturelle, la laine mérinos, recommandée pour les bébés ;
  • Le choix de répondre aux besoins de tous les bébés (la collection déclinée en taille « prématuré » est également conçue pour les jumeaux) ;
  • Le choix des savoir-faire français de haute qualité ;
  • Le choix du respect de l’environnement ;
  • Le choix de marges réduites pour garantir aux clients une très belle qualité à un prix juste ;
  • Le choix d’informer, d’accompagner et d’inspirer les parents et futurs parents via le blogue ;
  • Le choix de l’écoute de manière à satisfaire la clientèle.

 

L’ensemble de ces choix ont permis à Sophie de s’engager dans une démarche de qualité, d’authenticité et d’éco-responsabilité en offrant une gamme de produits soucieuse du bien-être des bébés !
 

QUESTIONNEMENT  

 
Pour pouvoir créer son entreprise Sophie a dû trouver des réponses à la question suivante : « Comment vais-je m’y prendre ? ».
En effet, la seule compétence commune que cette jeune femme trouvait entre son ancien métier et son projet était la finance. Certes très importante pour n’importe quel lancement de nouvelle entreprise, mais loin être suffisante pour concrétiser l’idée de Sophie dans sa totalité.
Elle partait quasiment de zéro, sans avoir de connaissances dans les différents domaines du textile.
Sophie s’est dit qu’impossible n’était pas français !
Passionnée par la peinture, elle a donc imaginé une feuille blanche et une palette de couleurs de manière à donner naissance à « Mistricotine » en couchant son projet sur papier.
Le tableau qui est apparu était bien différent des couleurs traditionnelles que sont le rose et le bleu.
La palette des nuances a été guidée par l’harmonie: les tendres écru, gris, vieux rose, taupe se conjuguant aux bleus, vert, brun doré et prune, plus soutenus.  
Ce tableau ressemblait à un cocon de bien être (choix des matières et les finitions) avec des éléments principaux pour une layette : brassière, couverture, bonnet, chausson, pantalon.
Sophie s’imaginait parfaitement les dessins qu’elle utiliserait sur ces créations et avait une idée claire de la qualité de produits qu’elle souhaitait proposer à ses futurs clients. La qualité des produits est une notion que Sophie a depuis sa plus tendre enfance. Quand elle était petite fille, elle a eu la chance de toujours porter des vêtements de qualité, ce qui lui offrait une vision claire des standards dans ce domaine.
 
 
 

CRÉATION DE L’ENTREPRISE

 
En 2015 le long parcours de la mise en place de « Mistricotine » avait débuté par des recherches de différents acteurs du domaine :  la filature, les façonniers, les fournisseurs de boutons etc.
 
Sophie avait exploité toutes les pistes :
  • Prise de contacts avec les organisations professionnelles du secteur de la maille ; 
  • Recherches sur internet ;
  • Visite des salons spécialisés dans cet univers.
 
Les recherches sur la laine, l’ont amenée au salon de l’« Aiguille en fête »
 

https://www.aiguille-en-fete.com/Decouvrez-Aiguille-en-fete/Aiguille-en-fete-en-quelques-mots

(Prochaine session du 12 au 15 Mars 2020)

 

Lors de ce salon Sophie a rencontré les représentants de la filature « Fonty », l’une des dernières filatures françaises dans la Creuse.
 

https://fonty.fr/

 
Cette filature détient le label de l’entreprise du patrimoine vivant, récompensée pour ses savoir-faire d’exception !
« Fonty » est très respectueuse de l’environnement et notamment au niveau du traitement des eaux de teinture qui peut être très impactant pour l’environnement.
Ainsi, la filature s’est dotée d’une station d’épuration innovante, utilisant un procédé bio (bambous et roseaux) pour le traitement des eaux de teinture.
Ce procédé nécessite des installations très coûteuses mais qui permettent d’intégrer complètement les enjeux écologiques au sein du process de fabrication de cette maison.
 
 
De fil en aiguille 😉 Sophie est rentrée en contact avec les différents ateliers de confection par l’intermédiaire d’une modéliste. 
Plusieurs essais de prototypes ont eu lieu. Notre entrepreneuse aux hautes exigences en termes de qualité les trouvait pas mal, mais pas à la hauteur de ce qu’elle espérait en termes des finitions.
C’est alors que Sophie a dû reprendre ses recherches pour trouver un façonnier spécialisé dans la maille de luxe. Elle a fait la connaissance d’une entreprise familiale située à côté de Cherbourg. Ce façonnier n’était pas en mesure de produire de petites séries pour Sophie, mais en revanche il lui a présenté un ancien collaborateur qui a ouvert un atelier en région parisienne.
A sa grande surprise la personne qu’il lui fallait se trouvait près de chez elle et était spécialisée dans la maille et dans la layette plus particulièrement. Que demander de plus ?
Une fois que l’un des principaux prestataires a été trouvé, Sophie a pu envisager l’avenir de son entreprise avec beaucoup plus de sérénité !
 
 
Sophie : « Lorsque je me suis lancée dans l’étude de mon projet et dans la recherche d’informations, je me suis rendue compte qu’elles n’étaient pas facilement accessibles. Ce cheminement est presque un parcours initiatique où il y a des obstacles à franchir, comme si notre foi dans le projet était testée!
Mais lorsqu’on a une idée qui nous tient à cœur il faut s’accrocher en attendant la bonne rencontre. La mise en place d’un tel projet demande beaucoup d’énergie. Notre entourage a tendance à nous transmettre ses peurs et ne pas toujours nous encourager. Dans mon cas la question : « Combien de temps te laisses-tu ? » revenait régulièrement, mais n’a pas eu d’influence sur mon envie d’avancer. En ce qui me concerne, la peur de me lancer était là, mais la motivation qu’elle permettait de déployer pour franchir les étapes une à une, était quelque chose de très positif ! ».
Entre le lancement du projet et l’aboutissement de prototypes satisfaisants il s’est passé 1 an et demi. Mais Sophie pense que lorsque l’on part de zéro, ce n’est tout compte fait qu’un délai minimum pour pouvoir débuter et donc ce n’est pas si long que cela.

 

 

PRODUCTION

 
L’intégralité des étapes techniques de la confection de la layette de Sophie se déroulent dans l’atelier à Clamart :
 
  • Repassage pour la stabilisation du vêtement
  • Piquage pour offrir un dessin placé, réalisé par une machine piquant le tissu tendu sur un cadre
  • Montage
  • Remaillage, qui est un vrai travail d’orfèvre. Il demande une grande minutie d’assemblage de toutes les parties du vêtement (manches, dos, col, devant) qui s’effectue maille par maille. Ce n’est pas la machine qui fait le travail, mais l’HUMAIN. Les finitions sont alors impeccables.

 

Ce savoir-faire a presque disparu en France. L’Italie est encore le pays qui arrive à le préserver.
 
 

CHOIX DES MATIÈRES

 
La laine mérinos est la principale matière utilisée par « Mistricotine ».
Elle provient d’une filature française fondée au XIXème siècle, située dans la Creuse, département emblématique d’une tradition du fil allant de l’élevage de moutons à la tapisserie d’Aubusson. Spécialisée dans les fils naturels, la filature inscrit ses procédés de fabrication dans une démarche écologique.
 
Particulièrement recommandée pour la peau sensible des bébés grâce à ses propriétés :
 
  • Douceur et bien-être
Plus fine que la laine traditionnelle, la laine mérinos ne gratte pas contrairement à la laine traditionnelle ; douce et soyeuse, elle est parfaitement adaptée à la peau sensible des bébés.
 
  • Thermorégulatrice
Elle est naturellement isolante et thermorégulatrice ; elle maintient le corps de bébé à la température idéale. Elle répond ainsi parfaitement au besoin d’apport de chaleur des nouveaux nés.
 
  • Antibactérienne
La laine mérinos est antibactérienne grâce à la lanoline contenue dans ses fibres qui absorbent l’humidité.
 
  • Confort
Elle laisse passer l’air, permettant ainsi à la peau de respirer, contrairement aux matières synthétiques. Un entretien facile : tous nos modèles se lavent en machine programme 30°.   
 
Sophie vous explique plus en détails sur son site internet, pourquoi il faut choisir un trousseau en laine mérinos :

 

https://www.mistricotine.com/content/9-layette-bebe-laine-merinos

 
Les boutons
Proviennent d’une manufacture fondée en 1910, située dans le département du Jura. L’entreprise fabrique des boutons en matière naturelle notamment en bois et buis. La fabrication de boutons, boucles et accessoires pour l’habillement est une particularité de Lavans-lès-Saint-Claude et ses environs, qui génèrent 70 % de la production française.
 

ASSORTIMENT

 
Les grandes particularités de la collection Mistricotine :
 
  • Des vêtements unisexes 
 
  • Des vêtements coordonnés: l’esprit trousseau
  • Des vêtements pour les bébés prématurés
  • Les articles destinés aux jumeaux
Il se trouve que Sophie a une sœur jumelle et quand elle a lancé son entreprise, elle s’est très vite orientée vers cette spécificité et crée des modèles adaptés aux jumeaux.
Même gamme (exemple modèles Dadou et Didou ou encore Zazou et Zouzou), mais avec des petites différences ou touches spécifiques (ex. petit bout de tissu au même endroit, mais de couleur différente).
 

https://www.mistricotine.com/12-vetements-bebes-jumeaux

 

 

Les chaussons et bonnets sont tricotés avec tendresse, à la main, tout comme Léon le doudou de « Mistricotine », charmant compagnon de bébé.
 

https://www.mistricotine.com/25-doudou-tricot-leon.html?search_query=leon&results=2

 
« Mistricotine » propose aussi des vêtements 100% laine et adaptés aux nouveau-nés prématurés, pour qui l’apport de chaleur est essentiel.
Avec la hausse de naissances prématurées, en constante augmentation depuis 30 ans et liées entre autres aux modes de vies actuels (grossesses tardives, le stress, l’alimentation etc.) le nombre de ces dernières avoisine 55 000 par an en France. C’est un segment qui n’est pas suffisamment couvert selon Sophie !
 

DISTRIBUTION

 
Le modèle économique de « Mistricotine » est essentiellement digital aujourd’hui, mais Sophie est consciente que pour ce type de matières elle doit offrir à ses clients la possibilité de pouvoir les toucher pour mieux les apprécier.
 
Elle souhaite également aller à la rencontre de sa clientèle lors des popup stores (boutiques éphémères). Ce serait essentiellement la clientèle des seniors qui serait sensible à ce mode de vente. Ils peuvent en effet passer à l’achat en ligne lorsqu’ils connaissent le produit, mais ont besoin de le voir physiquement lors du 1er achat.
Cela lui permet également de toucher une clientèle étrangère qui apprécie les savoir-faire français. 
Un grand potentiel de clientèle chez les seniors (soucieux de faire plaisir et de chouchouter leurs petits ou arrière-petits-enfants) pousse en effet Sophie à la réflexion quant au meilleur mode de distribution pour ce segment de sa clientèle !
Sophie : « Il existe plusieurs synergies dans la vente. Il ne s’agit pas d’opposer la vente physique et la vente sur internet, mais d’allier les différents modes de distribution, destinés à une clientèle différente !
Je réfléchis aussi à la possibilité de distribution via des boutiques physiques haut de gamme ».
 
Sophie a développé un partenariat avec la « boîte rose », qui depuis 1952 accompagne les jeunes parents en leur proposant des cadeaux, des guides pédagogiques, des conseils utiles pour le soin, l’hygiène et l’éveil du bébé.
 

https://www.laboiterose.fr/

 

 

ENVIRONNEMENT

La protection de l’environnement est une préoccupation majeure pour Sophie au même titre que pour beaucoup d’entre nous. C’est pour cette raison qu’elle a fait le choix de produire localement. Ce mode de fabrication implique le respect des normes écologiques et permet de réduire considérablement l’impact environnemental, ainsi que la pollution liée au transport.
 
Sophie : « Je constate une r-évolution de consommation de jeunes parents que ce soit dans une approche globale, mais aussi sociétale.
Quand je rencontre les parents, nous prenons le temps de discuter et je constate qu’avec l’arrivée d’un bébé il y a une prise de conscience et de changements d’habitudes de consommation. Ces derniers commencent par les bébés (exemple alimentation bio) puis les parents les appliquent aussi à eux-mêmes. Ils se mettent à faire attention à la composition des produits, à consommer local, à prendre le vélo à la place de la voiture. C’est un plaisir de constater qu’il y a une vraie r-évolution dans les déférents champs de leur vie.
Ce n’est plus une posture, mais un mode de vie et un mode de consommation. 
Dans mon activité je m’inspire beaucoup de cette r-évolution sociétale ».
 
Frazone : « Quel serait le message que vous souhaiteriez passer à nos lecteurs ? »
 
Sophie : « Des-marques-et-vous ! Optez pour les savoir-faire locaux, qui font rimer  qualité et éco-citoyenneté ! »

 

Pour découvrir  la boutique de Sophie c’est par ici:

 

https://www.mistricotine.com/

 

N’hésitez pas à suivre « Mistricotine » sur les réseaux sociaux:

 

Quant à moi pour terminer le reportage sur Sophie, je « regrette » que mes « bébés », aient 4, 13 et 20 ans 😊 et que les jolis vêtements conçus par Sophie ne peuvent plus leur convenir.

 

 

A BIENTÔT POUR UN PROCHAIN REPORTAGE

DU « FABRIQUE NE FRANCE »

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *