Pour commencer, j’aimerais aborder la notion de la méthode de manière générale.

 

Une méthode est un ensemble de procédés raisonnés pour faire quelque chose ou pour atteindre un objectif.

 

Ici, prenons pour objectif la consommation responsable prioritairement basée sur l’achat de produits « Fabriqué en France ».

 

Est-ce que la méthode habituellement employée vous convient ?

 

Appelons-la la méthode n°1 : cette dernière nous rappelle sans cesse l’urgence d’agir et les conséquences d’une consommation différente de celle que nous nous sommes fixés pour objectif : consommer prioritairement des produits « Fabriqué en France » en énumérant les conséquences, comme suit :

 

  • Pollution ;
  • Dérèglement climatique proche du point de non-retour ;
  • Chômage massif, lié entre autres aux délocalisations ;
  • Déforestation ;

 

Tous ces sujets, pour ne citer qu’eux, sont d’actualité et il est en effet urgent d’agir – je ne les remets pas en cause un seul instant – or, je reste intimement convaincue que le résultat serait nettement meilleur si la méthode pour faire consommer des produits français avant ceux venus d’ailleurs était différente. Ce n’est un secret pour personne que plus nous consommerons de produits français et plus il faudra en produire (en remplacement des importations de masse). Plus il faudra en produire et plus il faudra employer de personnes. Plus on emploiera de personnes et plus la liste des demandeurs d’emploi fondra. Et tout ce processus se fera dans le respect de la condition humaine et en préservant l’environnement, contrairement à ce qui se passe à l’autre bout du monde. Mais comment faire ?

 

Pourquoi changer de méthode me direz-vous, puisque que celle-ci a tenu compte des enjeux primordiaux pour sauver l’humanité et la planète ?

 

Pour une raison qui me parait essentielle : on agit mieux en ayant envie qu’en se sentant obligé ou pire encore accusé !

 

Essayons donc d’imaginer la méthode n°2 : pour cela je vais vous raconter une anecdote.

 

Nous sommes allés avec mon mari dans un magasin de bricolage pour acheter un énième produit et outil nécessaires aux nombreux travaux entrepris dans notre maison. En arrivant sur le parking du magasin, nous avons découvert une vieille fourgonnette avec à sa porte un homme très âgé (il avait au moins 85-90 ans) entrain de vendre des fruits de son jardin. Il proposait des pommes et des poires, pas très belles en apparence car non-traitées, et vantait des qualités gustatives exceptionnelles 😊 aux fruits cueillis le matin même par ses propres soins. Inutile de vous dire que pour ma part l’achat était décidé dès les premiers instants.

 

 

J’avais peut-être envie de manger des fruits exotiques ce jour-là, mais jusqu’à preuve du contraire pour la plupart d’entre eux nous sommes obligés d’avoir recours à l’import, car nous aurons beau vouloir produire des bananes et des avocats sur le sol français, nous ne parviendrons pas pour autant à nous auto-suffire en termes de production pour ce type de fruits. Je vous avoue aussi que, malgré le fait que ces deux fruits nous viennent de loin, je ne les ai pas pour autant rayés de ma liste de courses et j’en achète tout de même une fois de temps en temps, de manière à avoir une alimentation variée. 

 

Tout ceci pour en arriver à ma décision de consommer local, en achetant des fruits à la personne âgée croisée par hasard, qui s’est imposée à moi naturellement, sans réfléchir et surtout en ayant envie ! Envie de consommer des produits de saison, sains, en circuit court (c’est-à-dire sans intermédiaires entre le courageux papi et moi-même, ex. le supermarché du coin qui aurait de toute évidence prit une marge même faible en baissant celle du vieil homme) et puis tout simplement pour soutenir cet homme d’un certain âge en récompensant son travail et en lui permettant de gagner un peu d’argent ! Sans oublier que ce Monsieur n’a rien exagéré quant à la qualité des fruits qu’il m’a vendus 😊 : ses pommes et ses poires étaient excellentes et je les ai mangées jusqu’au dernier pépin !

 

 

Ainsi, sans réfléchir à l’instant t aux enjeux précédemment cités, la méthode n°2 s’est dessinée d’elle-même à travers notre exemple du vieil homme sur le parking du magasin de bricolage et le bon sens dont nous sommes nombreux à être dotés.

 

En ce qui me concerne, la méthode n°2 est la mieux adaptée pour moi dans le cadre d’adoption d’un mode vie ou du respect de normes environnementales car, pour agir j’ai besoin d’être en adéquation à la fois sur le fond et sur la forme !
 
Pas vous ?

 

Ainsi, je vous propose de parcourir la France en rencontrant toutes les personnes susceptibles de nous faire partager leurs savoirs-faire, leurs histoires et leurs propres anecdotes pour nous entraîner avec elles au cœur du « Fabriqué en France ».
Qui, mieux qu’elles pourront nous présenter leur entreprise, leur quotidien et le fruit de leur travail ? Elles nous exposeront surement leurs difficultés au même titre que leurs réussites, mais ne serait-ce pas l’ensemble de tous ces éléments qui fera définitivement pencher la balance, aux yeux des potentiels acheteurs que nous sommes, pour que les achats de productions françaises fassent partie de notre quotidien un peu plus chaque jour ?

 

Je pense que oui.

 

Alors, ce geste de reconnaissance et de soutien envers le « Fabriqué en France » deviendra spontané. Tantôt par besoin, tantôt pour promouvoir les fabricants français, tantôt pour découvrir des produits nouveaux et insoupçonnés jusqu’à présent pour beaucoup d’entre nous.

 

Moi la première, j’avoue pleinement avoir été une consommatrice modérée du « Fabriqué en France » jusqu’à présent et les raisons en sont multiples. La principale est que tout n’est pas disponible en version « Fabrique en France ». Je n’ai pas simplement décidé de me lancer dans la création de ce blogue, mais de passer à la vitesse supérieure à titre personnel pour modifier certaines de mes habitudes de consommation. Ainsi le terme de « patriotisme économique » est complètement intégré dans mon esprit et dans ma démarche.

 

Finalement, les deux méthodes que nous avons évoquées ensemble visent les mêmes objectifs : rendre le monde un peu meilleur pour les générations à venir en priorisant le commerce équitable et en respectant la planète. Si la méthode dont je viens de vous parler vous paraît intéressante, n’hésitez pas à vous abonner à notre bulletin d’information dans lequel nous allons vous faire voyager en vous présentant des entreprises françaises ou établies en France (voir NOTRE CHARTE) de toutes tailles et de tous domaines confondus, et à nous suivre sur les réseaux sociaux.