COMMENT UN COUP DU LAPIN M’A CONDUIT A CRÉER LE BLOGUE DU « FABRIQUÉ EN FRANCE »

Combien sommes-nous à avoir subi un accident de la route plus ou moins banal, provoquant un traumatisme du rachis cervical, plus couramment appelé le coup du lapin ?

Et surtout, sommes-nous nombreux à avoir trouvé une vraie solution aux nombreux problèmes de santé qui suivent ce type de traumatisme ?

 

 
Je vais vous raconter mon histoire d’accidentée de la route et comment j’ai trouvé la solution à mes problèmes de santé causés par ce coup du lapin.
Ma solution sera peut-être la vôtre un jour. Ce jour-là, vous finirez par archiver vos différentes radios et comptes rendus médicaux comme je viens de le faire !
Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, sur mon lit d’hôpital j’ai décidé d’ouvrir ce blogue du « Fabriqué en France ». Je vais aussi vous raconter l’étroit lien qui existe entre ces deux événements.

 

L’ACCIDENT

 

Décembre 2014 – en sortant d’un centre commercial où j’avais l’habitude de faire mes courses, je m’arrête devant un passage clouté pour laisser passer un piéton et la voiture qui me suivait n’a pas eu le réflexe de s’arrêter à son tour et m’a heurtée à l’arrière.
Ma tête a fait un violent va-et-vient et il s’est passé quelques instants avant que je reprenne mes esprits pour réaliser ce qui venait de m’arriver.
Je sors de ma voiture un peu sonnée, mais sans blessures apparentes et décide d’appeler mon mari pour qu’il vienne m’aider à faire le constat avec l’auteur de l’accident. Ce dernier est navré et désolé en même temps et n’arrive pas à expliquer la raison pour laquelle il n’a pas freiné.
Mon mari est très vite arrivé sur le lieu de l’accident et a insisté pour que nous marquions sur le constat amiable que je pouvais être potentiellement blessée, je n’ai compris que le lendemain à quel point il avait eu raison.

 

LES SUITES DE L’ACCIDENT

 

En effet le lendemain d’un coup du lapin est pire que celui d’une grosse cuite 😊. Oui, je sais que le sujet est grave, mais en faisant un peu d’humour j’essaie juste de dédramatiser la situation.
Pour aller à l’essentiel voici les principaux symptômes que j’ai ressenti en me réveillant le lendemain : une horrible migraine, de fortes douleurs à peu près partout dans le corps (épaules, bras, dos, cou …), des nausées, des fourmillements à partir du haut des bras jusqu’aux doigts. Je pense que ce scenario rappellera des moments compliqués à tous ceux qui sont passés par là !
Les suites sont malheureusement classiques : port d’un collier cervical, séances de kinésithérapie et de nombreux traitements médicamenteux ! A ce moment-là je pensais vraiment que j’allais me réparer assez rapidement, sans douter un seul instant que d’autres symptômes plus complexes allaient suivre …
Pour ma part, il y a eu rapidement les angoisses nocturnes qui se sont superposées aux autres maux, dont le plus important était celui de trouver le sommeil.
Dès le mois de janvier 2015, une lourde dépression m’a accompagnée pendant de nombreux mois, malgré le fait qu’un traitement par antidépresseurs a été mis en place par mon médecin traitant. Elle s’est estompée avec l’arrivée de ma 3ème grossesse. Je sais aujourd’hui que la nature est tellement bien faite, que les différentes hormones de la grossesse ont un effet beaucoup plus puissant sur la physiologie et le psychisme d’une femme, que n’importe quel autre médicament et antidépresseur.
En novembre 2016, j’ai subi une opération chirurgicale, qui a nécessité une intubation trachéale lors de l’anesthésie générale. Je me souviens encore des premiers instants passés dans la salle de réveil, tellement ils étaient désagréables et douloureux. D’un état de cervicalgie chronique je suis passée à un état de cervicalgie aigüe, alors que l’opération n’avait aucun lien avec cette partie de mon corps. Autrement dit, l’opération qui je venais de subir a beaucoup aggravé l’état de mes cervicales déjà en grande souffrance.

 

 
Lorsque je suis rentrée à la maison, je ne savais plus quel médecin consulter, ni quel médicament prendre pour calmer les douleurs. Je souffrais en permanence, à en pleurer !

 

UN DÉBUT DE SOLUTION

 

En octobre 2017, j’ai décidé de chercher des informations sur internet concernant mon problème et trouvé l’Institut Parisien du Dos.
Après avoir lu de nombreux avis de patients de cette clinique, je me suis décidée à prendre rendez-vous avec le Professeur Allain, chirurgien orthopédiste et traumatologue. Son cv m’a beaucoup impressionnée :

 

  • Professeur des universités,
  • Praticien hospitalier,
  • Lauréat de la faculté de médecine de Paris XIII,
  • Médaille d’or du collège des chirurgiens orthopédistes,
  • Vice-président de la société française de chirurgie du rachis,
  • Membre de la société française de chirurgie orthopédique et traumatologique,
  • Membre de la société française de la hanche et du genou,
  • Et un homme avec un grand H, qui malgré sa renommée et sa grande expérience vous consulte avec une approche très humaine, avec pour seul objectif de vous apporter la solution la plus appropriée à votre cas. Celui qui vous écoute et vous entend !

 

Cette longue liste de trophées expliquait probablement le délai d’attente pour avoir un rendez-vous 😊. En effet, j’ai dû attendre le mois de mars 2018 (6 mois d’attente) pour pouvoir rencontrer ce praticien, qui consulte dans cet établissement :

 

http://www.institut-parisien-du-dos.fr/fr/

 

Pour la petite anecdote, lorsque j’ai dit au Professeur Allain que les radiologues me remettaient les résultats de mes nombreux scanners et autres IRM avec à chaque fois le même constat/commentaire : « il y a un conflit entre la C5 et la C6, mais ce n’est pas grand-chose … », alors que souffrais beaucoup!
Il m’a alors répondu : « les radiologues travaillent avec les images et nous nous travaillons avec les êtres humains » – c’est à ce moment précis que je me suis rendus compte que j’avais fait le bon choix. Celui de prendre des mesures pour arrêter de subir des douleurs qui sont devenues une partie de moi-même et d’avoir trouvé un bon médecin pour m’accompagner dans cette démarche !
Plusieurs solutions ont été envisagées avec le Professeur Allain, du traitement par des antidouleurs puissants aux infiltrations, en passant par des consultations d’ostéopathie. Ces dernières n’ont apporté que des soulagements très brefs et les douleurs revenaient sans cesse.

 

 
Lorsque j’ai vu le Professeur Allain pour la 3eme fois, nous avions convenu ensemble que je ne reviendrais le voir la prochaine fois que si je ne pouvais plus du tout supporter les douleurs et c’est à ce moment précis qu’il pourrait être question d’envisager l’ultime recours – l’intervention chirurgicale.

 

LES INFORMATIONS SUR LA SOLUTION

 

Je décide donc de mettre fin à mon calvaire au mois de mars 2019. Je me suis rendue à la consultation en résumant mon état en 4 mots : « je n’en peux plus ! ».

 

 
L’opération a été programmée pour le 14/05/2019. Elle consistait à pratiquer successivement :
  • une discectomie pour réaliser l’ablation de la hernie en retirant complètement le disque cervical et
  • une arthroplastie discale afin de remplacer le disque cervical par une prothèse nouvelle génération qui permet de garder une mobilité à ce niveau.
Vous trouverez les explications d’ordre médical sur le lien suivant :

 

http://www.institut-parisien-du-dos.fr/fr/les-traitements/chirurgicaux/par-voie-anterieure/traitement-chirurgical-d-une-hernie-discale-cervicale.html

 

Et la prothèse nouvelle génération la voici :

 

 

Elle est dotée de la technologie du noyau mobile, ce dernier s’adapte à tous nos mouvements et favorise ainsi la restauration et le respect du principe des centres instantanés de rotation.
Le Professeur Allain m’a expliquée que cette merveille a été conçue par leur établissement. N’étant pas remboursée par la sécurité sociale l’Institut Parisien du dos offre la possibilité à ses patients de bénéficier de ce dispositif médical au prix coutant (c’est-à-dire au prix de revient pour leur établissement, sans faire de profits). À titre indicatif la prothèse est facturée un peu moins de 800 euros aux patients de l’établissement. Il faut compter 3 fois plus si vous êtes patient d’un autre établissement ou un établissement étranger.
Nous avons bien sûr abordé ensemble les principales complications pouvant survenir pendant ou après l’intervention, malgré le fait qu’elles soient rares :

 

  • Générales : par ex. anesthésie, allergies … ;
  • Neurologiques : par ex. tétraplégie, modification de la tonalité de la voix … ;
  • Vasculaires : par ex. hématome, lésions des gros vaisseaux du cou … ;
  • Etc.

 

Pour éviter au maximum les complications pendant mon opération il a été convenu que le Professeur Allain m’opèrerait en binôme avec un neurochirurgien, le Docteur Dufour, qui a un cv tout aussi respectable que celui de son collègue :

 

  • Neurochirurgien,
  • Ancien interne des hôpitaux,
  • Ancien chef de clinique assistant des hôpitaux de Rennes,
  • Membre de la société française de neurochirurgie,
  • Membre du bureau de la société française de chirurgie du rachis.

 

Inutile de vous préciser que je partais sur ce projet d’opération chirurgicale dans un état d’esprit plus que rassuré et surtout en ayant l’intime conviction d’avoir une chance inouïe d’être prise en charge par des spécialistes d’un tel niveau.
Sur le plan pratique il a fallu prévoir une hospitalisation de 4-5 jours avant retour au domicile. Un arrêt de travail de 2 mois a été nécessaire avec un arrêt des activités sportives de 3-4 mois.

 

LA DÉLIVRANCE

 

Je suis rentrée à la clinique Geoffroy Saint Hilaire :

 

https://clinique-geoffroy-saint-hilaire-paris.ramsaygds.fr/presentation-etablissement

 

la veille de mon opération. C’est une formalité assez pratique, car cela m’a permis d’être reçue en consultation de cardiologie, d’effectuer les différentes analyses et d’avoir pris un traitement relaxant avant d’aller me coucher de manière à être en bonne condition pour l’opération programmée le lendemain matin.
J’ai rencontré les praticiens devant m’opérer, l’anesthésiste et tous les assistants dans la salle d’opération le jour J.
Leur bonne humeur et leur bienveillance m’ont accompagnée jusqu’au moment où l’anesthésie a fait effet et je ne les remercierai jamais assez d’avoir été aussi professionnels et rassurants à mon égard.
Je ne vous cache pas que je savais que j’allais subir une opération plus que complexe et risquée malgré les équipements derniers cris et la grande expérience des chirurgiens en la matière.
L’opération s’est très bien déroulée. Une radiographie de contrôle a permis de vérifier la bonne position de la prothèse que je venais d’accueillir au sein de ma colonne vertébrale.
C’est bien parce que c’est vous, que je fais plus que de me déshabiller, je vous montre mon monde intérieur 😉. Voici donc le résultat :

 

 
Je suppose que cette image peut provoquer différents types de réactions (étonnement, peur, interrogations, espoir, rejet, etc. …) et pourtant cette solution est réelle et fiable. Les suites opératoires sont étonnamment faciles et le rétablissement est très rapide.
Tout ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est que cette petite prothèse a changé ma vie !
Je ne souffre plus, les douleurs s’estompent au fil des mois – eh oui elles nous tiennent encore compagnie pendant quelques semaines post-opératoires. C’est dû au fait que certains muscles ou nerfs ont été trop sollicités, voire abimés avant l’opération. Il leur faut donc un peu de temps pour se refaire une santé !
Je ne ressens la présence de la prothèse que par le biais psychologique (parce que je sais qu’elle est là 😊), mais aucune autre sensation ne me permet de me sentir moins bien qu’avant ce fichu accident de la route. C’est donc une véritable délivrance pour moi.

 

LA NAISSANCE DU BLOGUE « FABRIQUE EN FRANCE »

 

J’ai commencé une nouvelle vie le 14 juillet 2019, jour de la fête nationale. Date à laquelle je n’avais plus aucune restriction médicale (2 mois jour pour jour après mon opération).

 

 
« Dans ce monde, quand une douleur disparaît, et une joie renaît. Toutes s’équilibrent. »
Albert Camus

 

Cette citation d’Albert Camus résume parfaitement mon état d’esprit actuel. J’ai retrouvé un équilibre perdu depuis plusieurs années (physique et psychologique).
Néanmoins je pense être toujours la même personne, avec les mêmes principes et les mêmes valeurs.
Certaines d’entre elles se sont accentuées.
Aujourd’hui je ressens encore plus le besoin d’être centrée sur l’humain – c’est en quelque sorte ma « boussole interne ».
Je l’étais déjà avant et c’est pour cette raison que j’avais choisi de devenir formatrice professionnelle (j’en parle plus en détail dans la rubrique « A PROPOS »).
Pendant mon arrêt maladie de 2 mois, j’ai pris encore plus conscience de la chance que j’avais d’être française et d’avoir bénéficié du fruit du travail des innovateurs français. C’est ainsi que l’idée de lancer le blogue du « Fabriqué en France » m’est venue naturellement.
Un profond besoin est né, celui de rendre hommage à toutes les femmes et tous les hommes qui innovent, produisent, fabriquent les différents produits et services en France ! Qu’ils soient médecins, agriculteurs, fabricants, ingénieurs, commerçants ou restaurateurs, pour ne citer qu’eux.
Quelques autres valeurs enseignées par mes parents, comme le respect, la fraternité, la rigueur, la solidarité, la cohérence, la dignité, la discipline et la gratitude devront m’épauler dans cette nouvelle aventure.
Promouvoir l’inimitable savoir-faire français, tant copié, mais jamais égalé sera un honneur pour moi et j’espère être à la hauteur de ma nouvelle mission.
Je dédie cet article à l’Institut Parisien du Dos, aux Professeur Allain et Docteur Dufour, leurs assistantes et tout le personnel de la Clinique Geoffroy Saint Hilaire.
Je les remercie du fond du cœur pour cette nouvelle vie qu’ils m’ont offerte!
Je remercie la France de m’avoir permis de bénéficier de soins que le monde entier nous envie !

 

VIVE LE « FABRIQUÉ EN FRANCE »!

 

 

  1. Sandie
    | Répondre

    Merci Helena pour ce partage d’expérience qui je suis sûre sera utile à plein de monde.

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